samedi 13 décembre 2014

Quelles sont et quelles seront les conséquences de la robotisation et de l'amélioration de l'intelligence artificielle ?

Pour l'instant nous vivons les progrès de la robotisation qui rendent les industries de plus en plus productives. A priori cela explique l'augmentation du chômage. Le problème c'est que la valeur produite par les machines est mal redistribuée. Cette robotisation tend à rendre les métiers de plus en plus intellectuels.

A mon avis on devrait taxer plus le travail des machines que le travail humain, surtout si les robots n'ont pas été créé par l'entreprise qui les utilise. Idem pour les logiciels qui produisent de la valeur.

L'intelligence artificielle n'en est qu'à ces débuts, mais bientôt on aura des médecins et des avocats virtuels plus rapides et se trompant moins que les humains. Actuellement la plupart des décisions sur les marchés financiers sont prises par des logiciels, des bots.
Ici aussi on voit bien que le nombre de postes pour les humains va diminuer. 
Normalement, si on est optimiste, ce temps libéré devrait permettre à la grande majorité des citoyens de faire de la politique, c'est à dire s'intéresser à la vie de la cité et participer aux décisions. Mais on n'en prend pas le chemin, avec des medias abrutissants et des citoyens paresseux intellectuellement.

Je me suis toujours demandé pourquoi les cotisations sociales sont prises sur le salaire. Pourquoi ne pas les prendre uniquement sur la valeur ajoutée?

La CSG est moins forte pour le salaire (8%) que pour les revenus des capitaux (15,5%).
C'est une bonne chose selon moi.

Ce qui est paradoxal de mon point de vue c'est que le système encourage la robotisation, ce qui est positif selon moi. Par contre la valeur créée par la robotisation va plutôt aux actionnaires qu'à l'état. Il faudrait vraiment arrêter de prélever les cotisations sur le salaire, mais le faire sur les bénéfices.


Le budget de l'état ne se gère pas comme celui d'un ménage

Le budget de l'état ne se gère pas comme celui d'un ménage, c'est bien plus complexe, car l'état a un rôle majeur sur l'économie et il y a beaucoup d'effets indirects.
Par exemple, si l'état augmente les impôts, le bilan peut être aussi bien positif que négatif. Le résultat est positif si l'augmentation d'impôts n'affecte pas trop la consommation (typiquement si l'augmentation est ciblée sur les plus aisés qui ont tendance plus à épargner qu'à consommer). Le résultat peut être négatif si la consommation baisse beaucoup, entraînant des fermetures d'entreprises et plus de chômage.
En outre un état peut s'endetter sur plusieurs générations, ce qui n'est évidemment pas conseillé pour un ménage.

samedi 29 novembre 2014

LA solution à pleins de problèmes: la taxe sur les transactions financières

Imaginez un monde ou une banque centrale récupère un petit % sur TOUTES les transactions financières. L'argent récolté est ensuite distribué aux états en fonction de leur population. Chaque état s'occupe ensuite de la répartition.

Avantages: 
- fin du trading haute fréquence
- baisse de la spéculation à court terme
- limitation du nombre d'intermédiaires pour le commerce et donc relocalisation des industries
- plus besoins d'armées de fonctionnaires pour récolter l'impôt, cela se fera directement sur des serveurs informatiques de manière entièrement automatisée.

Inconvénients:
- l'impôt n'est plus progressif mais ce n'est pas si gênant que ça, tout dépend de ses propres convictions. L'argent est redistribué ensuite en fonction des revenus.

Michel Sapin fait reculer le projet de TTF, le prétexte étant que les anglais n'en veulent pas:
http://www.politis.fr/La-France-met-en-echec-la-taxe-sur,29285.html

dimanche 23 novembre 2014

Démocratie, éducation populaire

Il y a de plus en plus en France une perte de confiance envers les politiques. Cela s'explique par:
- les magouilles, la corruption...
- les promesses non tenues
- une politique d'austérité à contre temps qui entraîne un chômage de masse
- des média possédés par des intérêts privés, étant clairement partiaux dans leurs informations et commentaires.
- des politiques appartenant tous à la même classe sociale favorisée

Beaucoup de gens sentent un besoin de participation plus active des citoyens dans les décisions qui concernent tout le monde.

Etienne Chouard nous fait réfléchir sur l'intérêt du tirage au sort accompagné d'organismes de contrôles, en se basant sur la démocratie athénienne. L'idée est de minimiser les effets classiques du pouvoir: corruption, prise en compte d'intérêts privés d'une caste minoritaire. Les décisions se font par l'intelligence collective de citoyens, aidés par des experts ne donnant que des informations objectives et vérifiables.

Une idée simple mais forte: ceux qui ont le temps de faire de la politique sont soit des professionnels soit des gens aisés, à la retraite ou avec une activité professionnelle réduite. Dans tous les cas il s'agit de personnes favorisées. Ces personnes favorisées sont censées gouverner pour le bien commun, je pense qu'il faut être naïf de croire qu'elles le font. Certes elles sont cultivées, mais trop éloignées des réalités du peuple.

Hugo Chavez et Rafael Correa ont expérimenté des façons de faire intervenir les citoyens dans la vie politique. Il faudrait surveiller ce qui se passe dans ces pays (Equateur, Vénézuela, Bolivie) et s'en inspirer.

On voit qu'il faut développer l'éducation populaire, qui était le but du ministère de la culture juste après la 2ieme guerre. Ensuite il y a eu une volonté de détruire l'éducation populaire et la culture est devenue élitiste.

Le cas de l'Union Européenne est intéressant. Il n'y pas eu de véritable pédagogie sur les différents traités de l'UE, je pense que les gens n'avaient pas les moyens de savoir à quel point ces traités étaient néo-libéraux. De plus en 2005 le référendum a montré que les français ne voulaient pas de cette Europe, mais un autre traité de contenu identique est passé ensuite par voix parlementaire. On ne respecte donc pas l'avis du peuple!

Le référendum est un outil trop dangereux, pour nos politiques. En gros, ils pensent savoir mieux que tout le monde quelle voix choisir.

Il y a je pense pas mal de sujet relativement simples mais fondamentaux qui devraient être votés directement par les citoyens: l'énergie nucléaire, la bombe atomique, les guerres, l'appartenance à l'OTAN, le système de sécurité sociale, la retraite par répartition, le système monétaire, la privatisation ou non de secteurs stratégiques comme l'énergie, l'eau, les aides aux agriculteurs.

Au sujet de l'éducation, je pense que les médias devraient être publique à 50%. Certaines chaînes publiques seraient des mines d'informations objectives, ouvertes sur le monde entier. L'information n'est pas une marchandise. De plus on devrait faire bien plus d'éducation politique à l'école, développer très tôt l'esprit critique.

Regarder des journaux télévisés étrangers est très intéressant.

Risque d'effondrement du système financier

Les banques n'ont toujours pas été vraiment régulées, même si des mesurettes ont été prises suite à la crise de 2008.
Elles sont toujours aussi grosses, les produits dérivés représentent plusieurs centaines de fois les fonds propres, les banques de dépôt n'ont pas été séparées des banques d'affaire (qui spéculent).
Le risque de crash semple proche de 100%

On peut comparer les banques aux centrales nucléaires, mais un effondrement des banques serait pire qu'une catastrophe type Tchernobyl, à cause de l'effet domino.

Le niveau de sécurité actuel me semble bien trop bas. Il semble indispensable de limiter la taille des banques, et de les nationaliser pour 0 € en cas de faillite, mais il faut une volonté politique.

vendredi 14 novembre 2014

Quitter la sécurité sociale, CSG

Certains travailleurs indépendants ont réussi à quitter la sécurité sociale, en envoyant une lettre avec AR au RSI , après des années de bataille dans les tribunaux contre les organismes d'état.

En effet, pour un avocat, par exemple, qui gagne bien sa vie, il est plus avantageux de prendre une assurance santé privée, qui d'ailleurs rembourse les médicaments dès le premier euro, que de rester à la sécurité sociale. On n'a pas besoin de cotiser à une mutuelle complémentaire dans ce cas.
L'inconvénient de la sortie est qu'il faut continuer à cotiser même lorsqu'on est à la retraite.

L'état fait tout pour que cela ne se généralise pas, car cela va accentuer le trou dans les caisses sociales.

Il est intéressant de remarquer que c'est en vertu d'une loi européenne que les gens ont réussi à quitter la sécurité sociale, car les riches cotisent en quelque sortent pour les pauvres, ce qui est le principe de solidarité de notre système social.

On peut se demander logiquement s'il est toujours normal de payer la CSG si on a quitté la sécu.

Il semble que le système actuel de sécurité sociale soit beaucoup moins efficace qu'une assurance privée, dans la mesure ou il y a toujours un plafond annuel pour le remboursement, et les cotisations semblent trop chères


Je suis contre le fait de quitter la sécurité sociale, car cela fait vraiment partie des composantes essentielles de la France, basées sur la solidarité, par contre il est intéressant de noter que la France est en quelque sorte dans l'illégalité par rapport à L'Europe.


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jeudi 13 novembre 2014

La dette des états et risque de défaut.

La dette des état Européens, des USA et du Japon semblent inquiétantes, mais il faut relativiser car:
- la dette du Japon est détenue par les japonais eux mêmes
- les USA sont les maîtres du monde
- un état dure plus longtemps qu'un ménage et les dettes peuvent se transmettre de générations en générations.

Cas de la France:
La dette de la France est à peu prêt de 2000 milliards, 100 % du PIB, mais elle est détenue à 60 % par des investisseurs étrangers. L'augmentation des cotisations sociales patronales en %, pourtant nécessaire, a été gelée, en commençant par la cotisation vieillesse en 1979. 


Mon avis est qu'il y a une volonté délibérée de mettre les caisses sociales en faillite, afin de forcer la France à passer à un régime plus libéral à l'américaine. Dans ce contexte on voit mal comment la France pourrait baisser sa dette même à moyen terme. Les gouvernements UMPS n'ont pas assez d'autorité pour libéraliser suffisamment rapidement la France. Ceci a pour conséquence un bloquage de l'économie et un creusement des déficits, du chomâge et une croissance nulle.

Le rsique de défaut sur la dette ne me semble pas énorme pour l'instant tant que les Français continuent à payer leurs impôts. Les fonctionnaires de l'administrations fiscales sont efficaces. De plus il faut savoir que le patrimoine des particuliers est de 10 000 milliards d'€, c'est la raison pour laquelle les taux d'intérêts sur les oblig d'état sont si bas.

lundi 10 novembre 2014

Sortie de l'Euro

En cas de sortie de l'Euro, La monnaie de la France, serait le Franc. La parité Franc/Euro serait décidée arbitrairement, elle n'a pas d'importance, on pourrait faire 1€ = 1 Franc.
Par contre une dévaluation progressive est très probable.

97% des contrats obligations souveraines sont écrits en monnaie nationale, donc pas d'incidence sur la dette.

cf lex monetae

https://altereconomie.wordpress.com/2014/09/07/la-lex-monetae/

Mon intuition est qu'on va sortir de l'€ sans le dire, comme le suggère cet article de Vincent Brousseau:
https://www.upr.fr/actualite/france/sortie-furtive-de-leuro-vincent-brousseau


vendredi 30 mars 2012

Mondialisation de l'économie

Ricardo montre que la mondialisation permet à un état de se concentrer sur les produits pour lesquels la productivité est la meilleure. Cela permet d'être concurrentiel sur le marché mondial, donc de vendre plus. Il y a donc deux effets contradictoires: besoin de moins de main d'oeuvre par produit, mais augmentation du nombre de produits vendus.
Question: la mondialisation entraîne t elle plutôt plus ou moins de chômage ?

Il me semble évident que la mondialisation des produits alimentaires est très souvent complètement irrationnelle et néfaste écologiquement. Par exemple quel intérêt d'importer des pommes de Nouvelle Zélande en Fance? 


Objectivement les subventions aux agriculteurs européens ont des conséquences désastreuses dans certains pays africains qui sont concurrencés dans leurs productions locales.

Noam Chomsky fait remarquer que la mondialisation n'a pas entraîné des grands mouvements de population: il n'y a que 3% de personnes vivant à l'étranger dans le monde. De même les marchandises ne s'échangent pas tant que ça, bien moins que les capitaux. Il prend l'exemple de la relation Mexique-USA avec la militarisation de la frontière au moment de la création de l'ALENA. Ce traité commercial a entraîné un appauvrissement des mexicains et la fermeture de la frontière pour la population.